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Guide juridique, édition 2019

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 Levée de fonds : comment se finan­cer en ouvrant son capi­tal ?

Face à un besoin de tréso­re­rie impor­tant (finan­ce­ment d’une start-up, rachat d’en­tre­prise, déploie­ment commer­cial d’un produit, ouver­ture de nouveaux marchés à l’in­ter­na­tio­nal…), le tradi­tion­nel emprunt bancaire peut s’avé­rer insuf­fi­sant. Certains projets néces­sitent des capi­taux stables, ce que le prêt bancaire n’ap­porte géné­ra­le­ment pas (sauf différé de rembour­se­ment) puisque les échéances de rembour­se­ment démarrent rapi­de­ment alors que le retour sur inves­tis­se­ment du projet n’ar­ri­vera que plus tard.
Ainsi, l’ou­ver­ture du capi­tal à un parte­naire finan­cier peut consti­tuer une solu­tion perti­nente. S’y prépa­rer suppose d’éta­blir un busi­ness plan, d’iden­ti­fier clai­re­ment le besoin, de réor­ga­ni­ser parfois son entre­prise, de présen­ter son projet aux bons inter­lo­cu­teurs (busi­ness angels, fonds d’amorçage, de capi­tal déve­lop­pe­ment…).
Réus­sir une levée de fonds n’est pas seule­ment une affaire de prix et de pour­cen­tage. C’est accep­ter de parta­ger, avec
l’in­ves­tis­seur, le capi­tal pour une durée de 5 à 7 ans, des infor­ma­tions finan­cières, les projets stra­té­giques en amont et requé­rir parfois son accord préa­lable pour certaines déci­sions struc­tu­rantes. Dans ce process de plusieurs mois, la négo­cia­tion du pacte d’as­so­ciés est une étape incon­tour­nable et impor­tante qui défi­nit les règles de la vie en commun qui permet­tront de trans­for­mer une contrainte finan­cière initiale en des succès futurs.

Maître Lisa Velut, Avocat