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Guide juridique, édition 2019

— Des experts répondent à toutes vos questions juridiques !

 J’ai besoin d’argent, vaut-il mieux se diri­ger vers l’em­prunt ou choi­sir la levée de fonds ?

Pour finan­cer le déve­lop­pe­ment d’une entre­prise, il est clas­sique­ment distin­gué deux grandes caté­go­ries de capi­taux.
Les finan­ce­ments externes émanant d’éta­blis­se­ments finan­ciers
Les prêts bancaires consti­tuent la formule utili­sée de manière la plus fréquente pour finan­cer de tels besoins. Compte tenu du montant à finan­cer, il est tout à fait envi­sa­geable de prévoir une inter­ven­tion des banques avec un parte­na­riat en garan­tie (type Banque publique d’in­ves­tis­se­ment) ou pour des opéra­tions plus impor­tantes dans le cadre d’un pool de banques visant à orga­ni­ser le partage du risque. Il convient de noter qu’en géné­ral, ces finan­ce­ments couvrent une quotité n’ex­cé­dant pas 70 % de l’in­ves­tis­se­ment, le solde devant être complété par de l’au­to­fi­nan­ce­ment.
Les fonds propres appor­tés par des inves­tis­seurs
Une « levée de fonds » inter­vient dans le cadre d’une augmen­ta­tion de capi­tal. Il s’agit de l’émis­sion d’ac­tions en contre­par­tie des apports réali­sés par les parte­naires finan­ciers qui détien­dront une partie du capi­tal social de la société.
Sur un plan pratique, les appor­teurs de capi­taux courent un risque plus impor­tant que les créan­ciers dans la mesure où le rembour­se­ment des prêts de l’en­tre­prise est prio­ri­taire sur le rembour­se­ment des fonds propres.
Dans le cadre de son déve­lop­pe­ment et afin de garan­tir son indé­pen­dance finan­cière, l’en­tre­prise a bien évidem­ment inté­rêt à diver­si­fier ses sources de finan­ce­ment.

Maître Eric Baroin, Avocat